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Insomnies poétiques

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Lorsque mon sommeil se trouble,

Que mes pensées se dédoublent,

Les poètes s’amusent

Que tu sois devenue ma muse.

 

Lorsque mon corps ne trouve pas le repos,

Qu’il me manque le contact de ta peau,

Aragon et Elsa murmurent à l’amble :

Nous dormirons ensemble.

 

Lorsque j’ai peur de n’avoir plus rien à t’écrire,

Que mes poèmes deviennent souvenir,

Prévert et Montand me rappellent :

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle.

 

Lorsque chez moi je me sens seul

Que ton absence me drape comme un linceul,

Hugo contemple et espère :

Les femmes sont sur la terre.

 

Lorsque vient la nuit,

Que, par manque de toi, je m’ennuie,

Rimbaud me conte, encore enivré,

Sa première soirée.

 

Lorsque je dois te quitter,

Que je renonce à la félicité,

Cros me chante l’espoir,

Et le rêve d’un soir.

 

Lorsque je n’ai plus peur de mes désirs,

Que l’amour se mêle au plaisir,

Avec Baudelaire, je cède à la nature

De cette femme belle et de riche encolure.

 

Lorsque dans ta beauté je m’égare,

Que je ne vois plus qu’à travers ton regard,

Baudelaire encore, d’une voix frémissante,

Rend un bel hommage à une passante.

 

Lorsque je me noie dans mes insomnies

Que mes rêves tournent à l’infini,

Verlaine se souvient de cette langueur

Et il pleut dans mon cœur.