Square de la tour Saint-Jacques

Un jour d'été dans Paris,

Un square, un banc, un vide.

De l'ennui, la quête se nourrit.

Le temps s'accroche, insipide,

Rôde le souvenir de Nerval.

Fuir la tour Saint-Jacques,

Faire de l'ombre son rival,

Fêter la lumière comme Pâques.

Un jour d'été dans Paris,

Un balcon, une femme, les épaules nues.

Rue de la Coutellerie,

S'asseoir des yeux avec la belle inconnue.

De dos, elle écrit ou elle dessine,

Je ne vois pas son visage,

Une beauté que je devine,

Un moment de vie, un présage.

Un jour d'été dans Paris,

La rue, la foule, une errance,

Une bouffée d'euphorie,

Marcher en guise d'espérance.

Une femme, derrière sa balustrade,

A réveillé mon imagerie,

La belle a quitté son estrade,

Me reste une égérie.

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